L’apiculture sans essaimage

L’essaimage est un des moments les plus difficiles de la saison apicole. La perte d’un essaim signifie l’affaiblissement d’une colonie de production, donc une diminution de la récolte. L’apiculteur se passerait volontiers des pertes d’essaims, alors qu’il doit subir des pertes hivernales, ainsi que celles dues aux problèmes actuels de pollution. Le contrôle de l’essaimage est stressant et représente un important surcroît de travail, lorsqu’il s’agit de contrôler les ruches environ toutes les semaines.

La technique apicole a fait d’importants progrès depuis l’époque des ruches en paille, elle a bénéficié de nombreuses innovations. Mais elle reste toujours aussi démunie par rapport à l’essaimage, et aucune invention n’a apporté une solution sûre et décisive à ce risque. Aujourd’hui comme autrefois, l’essaimage reste un problème.

Le risque d’essaimage peut cependant être contrôlé efficacement grâce à des méthodes apicoles peu connues ou innovantes décrites dans cet ouvrage. Ces méthodes ne consistent pas à ouvrir et contrôler les ruches toutes les semaines. Les colonies ne sont ni divisées, ni affaiblies par un prélèvement de couvain, et conservent ainsi tout leur potentiel de récolte optimale. L’apiculteur peut faire progresser les colonies au printemps, sans devoir courir en tous sens.

Ces méthodes innovantes sont notamment le transfert de couvain et la déviation des butineuses, qui dissuadent les abeilles d’essaimer. La méthode de base de prévention de l’essaimage que je décris est le transfert de couvain. Il est praticable avec tous les modèles de ruches conventionnelles. Il permet alors non seulement d’éviter l’essaimage efficacement, mais aussi de faire une récolte bien supérieure à celle d’une ruche conduite de façon conventionnelle.

La ruche horizontale décrite dans cet ouvrage apporte de nouvelles possibilités apicoles notamment au niveau de la prévention de l’essaimage. La ruche, qui peut être construite au format Dadant, Voirnot ou autres, est conçue d’une façon spéciale et innovante qui évite l’essaimage. Elle ne diminue pas le travail des abeilles, l‘activité et le développement des colonies sont au contraire augmentés. Les colonies font rarement des préparatifs d’essaimage. Si dans certains cas rares elles se préparent malgré tout à essaimer, l’essaim ne peut pas quitter la ruche, et l‘apiculteur n‘a aucun mal à le récupérer.

Cette ruche horizontale permet également de pratiquer des méthodes telles que la bi-ruche, le blocage de ponte. Il est possible également d’obtenir des essaims sur cadres et des reines de qualité d’une façon plus aisée et rationnelle qu’avec les ruches et méthodes conventionnelles, ce qui ne manquera pas d’attirer l’attention des éleveurs.

L’ « Apiculture sans essaimage » décrit une toute nouvelle approche de l’apiculture qui ne peut que susciter l‘étonnement et le questionnement du lecteur. Il n’est pas exclu que cet ouvrage soit considéré comme une avancée importante de l’art de l’apiculture, c‘est l‘avenir qui le dira. Dans la ruche décrite les abeilles n’ont pas le même comportement que dans les ruches conventionnelles. A l’aide des indications de cet ouvrage, l’apiculteur est encouragé à faire ses propres recherches et à trouver ses propres méthodes. Les méthodes décrites sont appelées à évoluer encore. L’auteur a expérimenté pendant près de 20 ans avant d’envisager une publication.

L’ouvrage contient de nombreux schémas explicatifs ainsi que des photos imprimées en couleur.

Des cours sont prévus pour démontrer au rucher les divers aspects des méthodes proposées, et par la suite informer les apiculteurs intéressés de l’évolution de ces méthodes.

Préface de « L’apiculture sans essaimage »

Quand j’ai découvert André SCHWARTZ à travers ses deux ouvrages « Méthode écologique de lutte anti-varroa » et « Méthode écologique d’élevage de reines », ce qui m’a attiré chez lui, c’est son respect de l’individu, quel qu’il soit, ici la colonie d’abeilles.

Sa passion, son obstination, sa formation scientifique, et son goût de la recherche qu’il met avec humilité au service de tous, lui ont permis de faire prospérer ses abeilles en respectant la biologie collective de l’essaim. Sa parfaite connaissance de l’éthologie de l’abeille, mais aussi de nombreuses autres méthodes antérieures qu’il a étudiées, l’a amené à rédiger ce nouvel ouvrage. Aussi, lorsqu’il m’a demandé de le relire avant sa publication, je n’avais envisagé qu’une critique de pure forme de ma part.

J’ai été très honoré qu’il accepte mes remarques dues à mes expériences antérieures vécues avec des ruches verticales, expériences qui ne respectaient pas forcément ni les abeilles ni les consommateurs. Ce qui m’a le plus surpris, c’est qu’il les ait toutes prises en compte, et qu’il n’ait pas hésité à retarder de 6 mois la publication de son ouvrage pour revoir sa copie et vous offrir un produit fini dont vous tirerez le plus grand profit si vous voulez développer une relation de mutualisme entre l’abeille et vous.

Encore merci pour cette leçon d’humilité au service de la biodiversité.

Bernard LAMIDEL

Syndicat National d’Apiculture

 

M. Lamidel a conclu un récent article dans « L’Abeille de France » en disant : « Voilà pourquoi je ne peux que vous inviter à lire et relire ce nouvel ouvrage d’André Schwartz. »

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